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Nous organisons 2 à 3 sorties annuelles.

Une marche est effectuée tous les premiers mardi après-midi de chaque mois, sauf vacances scolaires.

Au-delà de ces activités, notre action apporte à chaque aveugle une présence et un soutien moral, très souvent source d’estime réciproque.




COMPTE -RENDU DE NOS SORTIES


Vous pourrez retrouver les sorties de plus d'un an en page Archives.



Balade en CAMARGUE du 4au 6 octobre 2019

Il faisait bien frais ce matin du 4 octobre et nous avions tous sorti lainages, écharpes et autres vêtements chauds.
Mais 4 heures plus tard, arrivés à la Grande Motte où nous devons loger, 2 par bungalow tout confort, le soleil nous accueille avec sa douce chaleur.



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vue des bungalows dans le parc


Pas le temps de s’étendre sur les chaises longues qui nous tendent les bras, nous allons déjeuner, bien volontiers, et nous voilà repartis pour la visite de l’après midi : une riziculture familiale.
La jeune fille de la maison nous conte l’historique des lieux précédemment occupés par des vignes qui souffraient des crues du Rhône avant l’aménagement des digues.
Le riz ne supportant pas le sel contenu dans ces marais de bord de mer, il fallut créer 30 Km de canaux d’irrigation d’eau douce puisée dans le Rhône voisin. 30 variétés de riz sont cultivées sur 150 hectares en alternance tous les deux ans avec du blé.
Puis elle nous expose la chronologie de cette culture :
En Février aplanissement des sols, en Avril épandage d’un peu d’engrais pour compléter l’effet des limons naturels et création de rigoles (appelées roubines) pour l’irrigation à hauteur de 15 cm.
Début Mai, on sème à la volée les semences, préalablement plongées dans l’eau, qui vont se déposer sur les petits plateaux terreux préparés précédemment. La graine va pouvoir commencer sa germination…. à condition qu’un vilain gourmand ne vienne la croquer aussitôt : le flamand rose qu’il faut donc éloigner par pétards ou autre procédé d’épouvante. Cette chasse dure au moins un mois en même temps que celle des ragondins ou graminées indésirables venues du Rhône.
Quand notre graine a bien germé et grandi, elle forme un épi qui peut contenir jusqu’à 150 grains. Alors, on assèche les terrains pour la récolte en Octobre. Ensuite de Novembre à Mars, on brule les pailles ce qui forme un engrais naturel puis on retourne les sols et on revient à l’aplanissement pour la récolte suivante. Quel travail !...
Et maintenant il faut l’affiner notre grain de riz : il passe donc dans la « décortiqueuse » qui dégage la balle (enveloppe extérieure) et produit le riz complet.



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décortiqueuse pour les grains de riz


Puis on le blanchit en le passant sur une meule qui le polit mais qui en casse une grande partie. On procède alors à un tri, à l’aide d’un plateau pourvu d’alvéoles qui retiennent les grains entiers en chassant, par tremblements, les morceaux cassés. Ces derniers serviront à l’alimentation des animaux. Et nous retrouvons les beaux, bien présentables, de toutes espèces, blanc rouge ou noir, à la boutique où nous choisissons celui que nous voulons rapporter. Avant de quitter les lieux, il faut préciser que le riz de Camargue est classé IGP (indication géographique protégée).
Il nous reste un peu de temps pour aller arpenter les petites rues des Saintes Maries de la Mer et visiter sa belle église romane.



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la vierge noire dans la crypte


Nous rentrons alors pour diner, participons quelque peu au karaoké qui suit et allons nous coucher pour nous remettre de cette longue journée.



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Claude, Nadia, Nicole, Patrick, Jean sur la piste de danse


Le lendemain, frais et dispos, accompagnés d’un soleil resplendissant, nous partons à la découverte d’une Manade. Nous allons découvrir un monde inconnu.
Embarquons déjà dans de grandes remorques tirées par un tracteur qui nous conduit dans les champs où paissent de beaux taureaux noirs munis de cornes somptueuses en forme de lyre, la race Camargue.



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personnes dans les chariots


Nous assistons au triage des bêtes par les gardians sur de beaux chevaux blancs camarguais.



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Gardians rassemblant les taureaux


Et nous apprenons que ces bêtes sont élevées, non pas pour la viande, mais uniquement pour participer aux courses camargaises qui se chiffrent à 1000 depuis Mars jusqu’à Novembre. Ne pas confondre avec la Corrida qui procède à une mise à mort pratiquée en Sud-ouest et en Espagne.
La course camargaise est un sport qui se pratique en arène où le participant appelé « raseteur » doit arracher des attributs placés entre les cornes du taureau. Pour cela, il est équipé d’un appareil comportant plusieurs crochets. Ces attributs sont :
la COCARDE, ruban rouge placé au milieu du front du taureau, les GLANDS, pompons de laine placés à la base des cornes et la FICELLE enroulée autour de la corne.



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présentation des cornes avec leurs attributs



Le raseteur doit les enlever dans l’ordre cité et obtient des points en fonction de son habileté à affronter la bête qui, bien sûr, ne va pas se laisser faire et va chercher à esquiver l’homme.
On distinguera alors les taureaux en fonction de leur combativité et seront classés, à leur tour, faisant ainsi la fortune de leur éleveur quand ils deviennent grands champions. Car l’éleveur loue sa bête à l’organisateur de la course au prix correspondant à la valeur reconnue du champion.
Nous apprenons alors qu’il existe des écoles de raseteurs comme pour tout sport et qu’on y gravit les échelons au cours des différentes épreuves.
Cette manade procède à 30 naissances par an, très étudiées pour éviter les consanguinités. Pour cela les bêtes sont marquées pour reconnaître leurs père et mère. Le taureau camarguais étant une race sauvage, donc très rustique, tout se passe naturellement : les futurs père et mère sont mis seuls dans un champ jusqu’à ce qu’ils fassent connaissance et se lient pour la bonne cause. De même, la naissance se fera naturellement au champ où la mère allaitera son petit pendant 8 à 10 mois. Il sera élevé pendant 3 ou 4 ans avant d’être mis à l’épreuve dans l’arène pour montrer ses qualités. S’il se montre peu combatif, il ne combattra jamais en arène mais servira à calmer ceux qui se montreront nerveux. Ils seront alors équipés d’une petite cloche et nous en avons vu beaucoup de ces taureaux calmes. Mais parfois, le petit se montre hargneux et même méchant et dangereux pour les autres. Il est alors dirigé vers la boucherie.
Munis de ces nouvelles connaissances on nous conduit alors sous l’auvent de la maison où des tables sont dressées pour le déjeuner. Nous sont servis, après Sangria en apéritif, de délicieuses crudités à déguster avec l’anchoïade. Puis le ragout de taureau, délicieusement fondant et un bon dessert suivi d’un café. Le tout arrosé de vins rosé et rouge de la région.



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le repas sous le auvent de la manade


Nous devons quitter ce petit paradis qui nous a enchantés car l’après-midi est consacré à une autre visite : les SALINS du MIDI près d’Aigues Mortes. C’est en petit train que nous allons parcourir toute l’étendue des lieux.



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Le petit train des salins


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tables salantes roses


Les tables salantes, grands bassins où est acheminée l’eau pompée dans la mer qui va s’évaporer sous l’effet du soleil et se charger en sel de plus en plus jusqu’à la formation d’une croute de 10cm qui sera alors récoltée à la main par les sauniers. Tout cet ensemble présente des reflets roses dont nous apprenons qu’ils sont dûs à une algue (dunaliella salina) fortement chargée en carotène d’où vient cette couleur que l’on retrouve aussi sur le flamand rose qui se régale abondamment de petites crevettes (artémia salina) chargées de cette algue. Nous admirons d’énormes dunes de sel dont celle, toute blanche, de la dernière récolte et nous avons le privilège de grimper sur une ancienne (nommée ici camelle) du sommet de laquelle nous avons une vue imprenable sur les remparts d’Aigues Mortes.



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dune de sel (camelle)


De retour au point de départ, une petite boutique nous propose quantité de souvenirs locaux et nous nous dirigeons vers la ville d’Aigues Mortes dont la visite sera rapide en raison d’une fête foraine perturbant la quiétude des lieux. Nous rentrons donc à notre Club pour le diner et soirée dansante à laquelle nous avons apporté notre bonne humeur avant de rentrer dans nos bungalows pour la nuit.
Et le dimanche matin, en route pour le Grau du Roi pour une petite croisière sur les canaux de Camargue.



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Nous attendons le bateau


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Sur le bateau


Nous y apprendrons que les principaux oiseaux de Camargue sont le grand héron cendré et le petit blanc, l’aigrette gardette, et bien sûr le flamand rose.



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quelques flamands roses au loin


Beaucoup d’oiseaux migrateurs y font escale et en particulier le guêpier d’Europe, oiseau très coloré, qui creuse les trous que nous voyons sur les berges des canaux, pour y pondre.

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porte à guillotine



Nous rencontrons deux grandes portes à guillotine qui servent à dévier les courants d’eau en cas de crues et nous arrivons au pied des murailles d’Aigues Mortes que nous pouvons admirer dans toute leur splendeur et tout doucement nous revenons à notre point de départ après avoir gouté un petit rosé ou autres rafraichissements gentiment offerts par nos hôtes.
Nous revenons alors au Club pour y déjeuner avant de remonter dans notre car pour revenir à Lyon où nous sommes accueillis par la pluie. Nous n’en sommes que plus heureux d’avoir vécu ces 3 jours sous un soleil resplendissant.





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ESCAPADE EN BOURGOGNE 6 avril 2019



Il a fallu se lever tôt ce samedi 6 Avril afin d’arriver à l’heure pour le début des visite des fameux HOSPICES DE BEAUNE.

Sur la route qui nous y mène, nous évoquons :
à Tournus, l’abbaye Saint Philibert,
à Châlons, Nicéphore Niepce, l’inventeur de la photographie dont nous avons visité le musée lors de notre précédente sortie,
et les cheminées d’une usine St Gobain nous amènent à évoquer la Manufacture Royale des Glaces de Miroirs créée sous Louis XIV par son ministre Colbert dans un souci d’économie pour ne plus dépendre de la Vénétie. C’est ainsi qu’il fut possible de faire débauche de miroirs pour créer la fameuse Galerie des Glaces du château de Versailles.

Intéressés par tous ces souvenirs historiques, nous arrivons à Beaune sans avoir trouvé le temps long.
Après quelques pas en ville, encore bien entourée de ses remparts, nous entrons dans la Cour d’Honneur des Hospices où nos regards sont attirés par la superbe toiture en tuiles vernissées colorées formant des figures géométriques.



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Tout le groupe dans la cour des Hospices


Là, un guide nous accueille et nous remet des écouteurs individuels afin d’entendre aisément son discours.
Nous apprenons alors que ces Hospices ont été créés en 1443 par Nicolas Rolin, chancelier du Duc de Bourgogne, Philippe le Bon, sur les conseils de son épouse, Guigone de Salins, dans l’espoir de gagner une place au Paradis après une vie d’enrichissements parfois d’origine douteuse !...
C’est dans cet esprit qu’a été créé l’Hôtel Dieu réservé aux pauvres, indigents et orphelins aux bons soins des Sœurs Hospitalières, communauté créée par Guigone de Salins dans ce but. Il a fonctionné jusqu’en 1971 où les derniers malades ont été transférés vers le nouvel hôpital.
Depuis, l’établissement est devenu le Musée que nous visitons.
Nous parcourons différentes salles dont la plus grande, la salle des Pôvres, où des lits sont alignés tout le long des murs sous une voûte de chêne en forme de bateau renversé.



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la grande salle avec le plafond en forme de bateau renversé


Tous ces lits, 15 de chaque côté, sont munis de rideaux pour maintenir l’intimité. Les malades disposent d’une table de nuit, d’une chaise et de vaisselle en étain, grand luxe pour l’époque où le bois était surtout utilisé. Mais là on apprend que chaque lit pouvait accueillir deux malades !



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L'alignement de tous les lits


Au bout de cette grande salle se trouve la chapelle éclairée par de somptueux vitraux colorés. Puis nous traversons la salle St Nicolas, ancienne infirmerie des pauvres en danger de mort, où sont exposés des ustensiles de médecine de l’époque ainsi qu’un mannequin présentant la tenue des sœurs hospitalières.
Au sol, une dalle de verre laisse apparaître la rivière Bouzaize sur laquelle a été construit l’Hôtel Dieu et qui servait de tout-à-l’égout.

Et nous arrivons dans la cuisine, grande salle où trônent une immense cheminée équipée d’un triple tournebroche et une imposante cuisinière. Il fallait nourrir chaque jour une centaine de personnes, malades et soignants.



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le fourneau avec les 2 grands robinets d’eau


Puis, voici le Laboratoire où étaient préparés pilules, onguents et emplâtres. On y découvre des alambics en cuivre et surtout un énorme mortier pour réduire en poudre les différents ingrédients.
Et, à côté, la Pharmacie où étaient conservés tous les produits du laboratoire dans des pots de faïence décorés.



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La pharmacie avec les pots sur les étagères


Enfin, nous arrivons dans la salle St Louis réservée aux patients d’origine militaire. On y voit encore quelques lits, des coffres en bois sculptés, des tapisseries et des vitrines dédiées à l’histoire de la médecine.
Nous avons pu aussi admirer le célèbre polyptyque mondialement connu "Le Jugement Dernier » du peintre Rogier Van Der Weyden, joyau de 1450.



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Le tableau du Jugement Dernier


Juste avant la sortie, quelques tonneaux rappellent la célèbre vente annuelle des vins produits sur le domaine viticole des Hospices, domaine acquis au cours du temps grâce à de généreux donateurs, ces ventes permettant, encore aujourd’hui, de financer l’entretien des Hospices.
En sortant des Hospices, une rue à traverser pour arriver dans un caveau où nous dégustons différents vins de Bourgogne, puis, pour aller déjeuner, nous traversons le marché du jour, très animé où les bonnes odeurs réjouissent nos papilles.
Au restaurant, on nous sert encore des produits locaux, jambon persillé et bœuf bourguignon accompagnés, bien sûr, d’un vin rouge de Bourgogne.



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La salle du restaurant


Cette halte ayant ragaillardi tout le monde, la journée se poursuit par la visite de La Moutarderie Fallot, dernière entreprise familiale, artisanale depuis 1840.
Nous avons eu un exposé de l’historique de la graine de sénevé (connue en Chine 5000 ans av JC) jusqu’à la fabrication de la moutarde (mot inventé en 1223). La moutarde est le condiment qui résulte du broyage des graines avec du sel, du poivre, du vinaigre, plus des aromates. Actuellement, la graine vient essentiellement du Canada.
Petit à petit, des agriculteurs sèment à nouveau de la moutarde en Bourgogne (ils sont 292 en 2019). Il n’existe plus que 4 moutardiers dans la région. L’entreprise Fallot emploie 21 personnes et produit 16.000 pots par jour. Elle exporte 51% de sa production dans plus de 70 pays du monde entier.
Après cette dernière visite, nous repartons vers Lyon, heureux de toutes ces découvertes et enrichis de connaissances nouvelles. Merci encore à nos Auxiliaires qui nous permettent ces moments d’évasion.




Ghislaine Clavel



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